Droit de vote des étrangers, l’autre “hypocrisie d’Etat”
On savait déjà que l’administration encaissait l’argent des impôts des sans-papiers d’un côté, mais d’un autre côté refusait de reconnaître ces mêmes sans-papiers quand il s’agissait de délivrer des permis de travail. Ce que le ministre de l’Identité Nationale a qualifié lui-même d’ « Hypocrisie d’Etat ». L’autre grande hypocrisie dont on parle moins concerne le droit de vote des étrangers non ressortissants d’un pays de l’Union Européenne (UE) aux élections locales.
Ainsi, un ressortissant camerounais vivant en France en situation régulière depuis 20 ans, parlant parfaitement le français (le français est avec l’anglais l’une des deux langues officielles de son pays d’origine, ancienne colonie française et anglaise), propriétaire de son appartement et payant non seulement son impôt sur le revenu mais aussi sa taxe d’habitation et sa taxe foncière n’a pas son mot à dire lors des élections municipales.

